grande poette année a sortira son venir la nouvelle coqueluche du r'n'b français. Tal, 21 ans, démarre sa carriè- , tat ut/armai . £11 NlJ, u enaossera le costume de Robin des bois dans une nouvelle comédie musicale. dial la pression. ons, le duo aulève P enInce a suclbum Sorry des singles a enregistré Party Rock de, se clas - nombreux is-Unis. À es actuels, vec la plus sont sous mélodies. LM FAO Forcément durassienne ninaTRE Valérie Lang est magistrale dans «Hiroshima mon amour », de Marguerite Duras. NATHALIE SIMON arguerite Duras savait raconter les « autours impossibles ». La metteur en scène Christine Letailleur le rappelle dans sa version d'Hiroshima mon amour, tirée du scénario que l'écrivain avait écrit pour Alain Resnais (1959). Elle en restitue les dialogues sur un plateau vierge, à l'exception d'un paravent installé au centre. Avec un acteur japonais, Hiroshi' Ota, et la Française Valérie Lang. Exceptionnelle. Le spectacle commence par un gros plan en clair-obscur sur le couple, nu, enlacé. Elle, venue de Paris pour tourner tm film sur la paix à Hiroshima. Lui est architecte japonais. Le temps de la passion est compté, elle rentre en France dès le lendemain. 11 a survécu à la catastrophe nucléaire. Elle la reconstitue d'après les documentaires qu'elle a visionnés. 11 lui répète : « Tu n'as rien vu à Hiroshima. » Les corps sculptés par la lumière Le destin du couple se confond avec celui de l'explosion nucléaire. L'auteur de L'Amant traite du désir et d'un peuple pris dans les ravages de la guerre. De l'oubli aussi. Qui efface la souffrance. L'héroïne dit à son amant d'un jour qu'elle a été tondue à la Libération parce qu'elle a aimé un « ennemi ». L'entreprise de Christine Letailleur, également scénographe, est plutôt réussie. Les lumières de Stéphane Colin sculptent véritablement les corps. Valérie Lang et Hiroshi Ota donnent à entendre l'écriHiroshi et Valérie Lang : un couple dont le destin se confond avec celui de l'explosion nucléaire. MARIO DEL CURTO tare ciselée, répétitive et elliptique de Marguerite Duras. Des micros font résonner leurs paroles. Des films montrant des images d'Hiroshima anéantie, des extraits de Pluie noire de Shohei lmamu - ra et la musique envoûtante soulignent la sensualité des deux amants. On ne peut pas ne pas penser à Fukushima. Dommage, pourtant, que les premières répliques ne soient pas très audibles et que les acteurs se retrouvent souvent dam le noir. Et, dans une scène, inutilement nus. Par bonheur, le jeu de Valérie Lang, durassienne à souhait, compense ces réserves. La voix au timbre si particulier de l'actrice sied à merveille à la petite femme de Nevers, « amorale » et déterminée. an Théâtre des Abbesses, Paris XVIIR . Tél. : 01 42 74 22 77. Jusqu'au 27 avril. EFTA01175857
